Land Rover Freelander 2


De plus en plus Range …

Le Freelander est le cadet de la famille Land Rover et c’est un euphémisme de dire qu’il singe ses grands frères.
Ce 4×4 urbain ressemble désormais à s’y méprendre à un Range Rover et ce ne sera pas pour déplaire aux automobilistes en quête d’image et de reconnaissance.
Côté qualité et confort, on est loin du Range Rover « classique », mais on est très proche du « sport », d’ailleurs la planche de bord est quasiment identique.
La finition est soignée et les matériaux corrects, en revanche il faut un peu de temps pour s’habituer au tableau de bord aussi riche en boutons qu’un Airbus A380… et ce malgré l’excellent système multimédia tactile.
Les compteurs contrastent par leur extrême simplicité. Enfin, l’ergonomie des commandes au volant reste perfectible.
Pour démarrer le Freelander, il faut, comme chez Volvo, introduire la clef sans pêne (d’ailleurs c’est facile) dans l’orifice idoine, puis appuyer sur le bouton « start ». On aurait préféré démarrer avec la clef, ou ne pas avoir à l’introduire, ce système n’apporte absolument rien en terme d’ergonomie.
Sous le capot on trouve le diesel d’origine PSA dont la sonorité agricole ne se révèle que depuis l’extérieur de la voiture. Le 2.2 litres que nous avions déjà essayé et apprécié lors de notre essai du Citroën C-Crosser affiche les mêmes caractéristiques : 160 ch pour 400 Nm de couple
Les performances sont juste correctes puisqu’il faut tout de même plus de 11 secondes pour atteindre la vitesse de 100 km/h. Mais ce qui compte le plus c’est la sensation d’équilibre entre la masse de la voiture et l’énergie disponible. En l’occurrence le moteur semble avoir été taillé pour l’auto offrant juste l’agrément nécessaire, même lorsque la voiture est chargée.
La boîte automatique qui a été associé n’a aucune prétention sportive et son mode séquentiel n’est là que pour épater le bourgeois sur les brochures. Si le Freelander nous a semblé un peu moins vif que le C-Crosser c’est probablement à cause du manque de peps de la transmission, qui se révèle par ailleurs relativement douce. Quant au moteur, s’il brille par sa réactivité.

La catégorie des « 4×4 urbains » (!!!), qui n’existait pratiquement pas il y a une dizaine d’années, propose désormais une offre pléthorique : du Sorento au GLK en passant par le Tiguan c’est plus d’une dizaine de véhicules qui se battent pour accueillir des mères de familles pressées et des chevaliers du bitumes.
Dans ce marché quasi saturé, le Freelander se place plutôt dans le haut du panier, surtout en terme de tarifs, mais il faut avouer que le Freelander bénéficie d’une excellente image
Potentiellement capable de faire du tout terrain si on le chausse de la bonne façon, le Freelander s’avère également confortable sur autoroute et accueillant pour une famille de taille moyenne.
Finalement c’est le moyen de s’offrir un look de Range Rover et une modularité de monospace tout en restant dans des tarifs raisonnables.