Land Rover Discovery IV 3.0 SDV6 (2009-2011)


Discovery est le chainon manquant entre le Defender et le Range Rover.

Comme tant de 4×4, le Discovery a changé tout au long de sa carrière. Né avec un simple 200 Tdi de 113 chevaux, il n’était pas le roi de la route ! Ca n’est qu’au lancement du 2.7 TDV6 en 2004 que la motorisation a été à la hauteur des autres qualités de la voiture. Ce n’était qu’une étape.
Depuis 2009, le Discovery carbure également aux 3.0 TDV6 et SDV6. Evolution logique du précédent 2.7 litres, le SDV6 il en reprend les qualités de douceur et de silence, tout en étant autrement plus musclé : +55 chevaux et +16.3 mkg… Rien que ça ? Ca commence à faire pas mal, d’autant que le précédent Disco n’avait rien d’un poumon. La concurrence des vrais 4×4 (Land Cruiser, Pajero…) est loin derrière, et seul le Pathfinder V6 dCi pourra soutenir la comparaison.
Alors que le 2.7 TDV6 offrait le choix entre les boites mécanique et automatique, le 3 litres s’associe uniquement à la seconde. Peut-être que l’embrayage n’aurait pas aimé les plus de 61 mkg de couple du SDV6 ? Peu importe finalement, car la qualité de la boite automatique ne nous fait jamais regretter sa présence. Douce, rapide, elle se distingue surtout par son à-propos et sa capacité à être en permanence sur le bon rapport, y compris en conduite sportive !
 245 chevaux, une boite automatique complice, et nous voilà de véritables criminels car le Discovery file vite, très vite. Mis à part le Pathfinder V6 dCi, la concurrence est loin derrière. Le souvenir du 200 Tdi est loin lui aussi… Et le Disco peut se permettre de filer vite car sa tenue de route est sereine, en toute circonstance. La suspension pneumatique est impériale, le contrôle actif du roulis ARM ayant sa part de responsabilités, et le tout permet de rouler à bonne allure…
 …mais pas d’attaquer : ce n’est pas l’esprit de ce Land Rover. Reste qu’entre la santé du TDV6 et la suspension, on ne sent pas le poids de la bête. Et pourtant, il pèse sacrément lourd.
 
Le Discovery s’est toujours distingué par un confort supérieur à celui des autres 4×4. Ce Discovery 4 ne fait pas exception à la tradition, là aussi la suspension pneumatique n’étant là non plus pas étrangère à ce bilan. Mais le confort, c’est aussi l’ambiance et en la matière les anglais savent recevoir. Les sièges donnent envie de ne jamais en descendre, tandis que la qualité des matériaux semble plus flatteuse qu’elle ne l’a jamais été.
Jantes 19 pouces de série, mais cuir ou GPS en option par exemple. L’équipement complet, sans plus. Car le 3.0 SDV6 n’est disponible qu’à partir de la finition intermédiaire SE, et il faudra nous justifier à un moment donné le tarif de ce gros bébé. Car à 55.000 euros sans option, le Discovery est certes moins cher que le Range Rover, mais il est néanmoins affiché sensiblement plus cher que le Pathfinder V6 dCi !
Pour ce prix, il est aussi possible de se payer un X3, un GLK ou un Q5, des engins encore plus performants sur route. Mais stériles dès que le goudron s’arrête. Et là, le Discovery est le roi, car aucun concurrent ne fait le poids : Land Cruiser, Pajero et Pathfinder ne sont pourtant pas manchots ! Mais avec son Terrain Response encore amélioré, le Discovery 4 est capable de tout, y compris de suivre quelques pointures autrement plus affutées, comme… Le frère Defender, le Wrangler ou le G. Et tout ça sans avoir l’air d’y toucher, avec des débattements de suspension qui font référence parmi les 4×4 à roues indépendantes. Seul son poids le freinera dans le gras.
Le Discovery était déjà un excellent véhicule. Ce nouveau 3.0 SDV6 l’est encore plus que les autres, au point que nous nous posons la question : que lui reprocher à part son poids et son tarif ?